Pour un décès d’un grand-parent, la loi ne prévoit aucun jour minimum dans le secteur privé. La réponse la plus fréquente passe donc par la convention collective, qui accorde souvent 1 à 2 jours selon la branche, avec des écarts réels d’une entreprise à l’autre.

La durée varie selon la convention collective, l’existence d’un accord d’entreprise et la définition retenue entre jours ouvrables ou ouvrés. Les données publiées par Service-public.fr et le Code du travail confirment ce cadre, détaillé ci-dessous, avec les règles de paie, les justificatifs et les recours. Pour aller plus loin, chaque section précise le point à vérifier.
- 💡 Pas de droit légal minimal le Code du travail ne cite pas les grands-parents dans la liste de l’article L.3142-1
- 💡 Convention collective décisive certaines branches accordent 2 jours, d’autres 1 jour
- 💡 Absence payée lorsque le congé existe, il reste assimilé à du temps de travail effectif
- 💡 Justificatif possible l’employeur peut demander un acte de décès ou un document équivalent
Combien de jours de congé pour le décès d’un grand-parent ?
La loi prévoit-elle un nombre de jours pour un grand-parent ?
Le Code du travail ne fixe aucun nombre de jours pour le décès d’un grand-parent dans le secteur privé. La fiche officielle de Service-public.fr, vérifiée le 13 février 2026, rappelle que la liste légale couvre notamment le conjoint, les parents, les beaux-parents, les frères et sœurs, mais pas les grands-parents.
Ce point produit un effet concret. Si aucune convention collective ou aucun accord d’entreprise ne complète la loi, le salarié ne bénéficie pas d’un congé décès spécifique pour ce lien de parenté. Le droit légal agit ici comme un socle minimal et non comme une liste exhaustive des pratiques possibles. Pour aller plus loin, il faut vérifier le texte applicable dans l’entreprise.
Pourquoi la convention collective est décisive dans ce cas
La convention collective peut ajouter des droits plus favorables que la loi. C’est le point central pour un décès d’un grand-parent. Des exemples relevés sur Legifrance et dans la convention nationale des SSTI citée par Presanse prévoient 2 jours ouvrables pour le décès des grands-parents ou arrière-grands-parents.
D’autres conventions peuvent retenir 1 jour, voire davantage si un accord d’entreprise améliore la règle de branche. La différence entre jours ouvrables et jours ouvrés peut aussi modifier la durée réellement prise. Un jour ouvrable couvre en principe tous les jours de la semaine sauf le repos hebdomadaire légal, alors qu’un jour ouvré correspond aux jours effectivement travaillés dans l’entreprise. Pour aller plus loin, il faut comparer la convention, l’accord interne et l’organisation du temps de travail.
Grand-parent absent de la liste légale : que dit la convention collective ?
Exemples de durées prévues selon les conventions : 1 jour, 2 jours ou plus
Les conventions collectives montrent une variabilité réelle. La convention des SSTI, reprise par Presanse, prévoit 2 jours ouvrables pour le décès d’un autre ascendant en ligne directe, catégorie qui peut viser les grands-parents. Un avenant publié sur Legifrance mentionne aussi 2 jours ouvrables pour les grands-parents et arrière-grands-parents.
D’autres synthèses pratiques citent des conventions à 1 jour. Cette diversité explique pourquoi une réponse unique serait inexacte. La règle dépend de la branche d’activité principale de l’entreprise et parfois d’un accord d’entreprise plus favorable. Pour aller plus loin, il faut identifier le texte exact mentionné sur le bulletin de paie ou dans le contrat de travail.
Où consulter sa convention collective et le simulateur officiel
La référence utile figure souvent sur le bulletin de paie et parfois sur le contrat de travail. Le site Service-public.fr indique que la convention applicable dépend de l’activité principale de l’entreprise. Le site code.travail.gouv.fr propose aussi un simulateur pour rechercher les jours prévus par la convention collective.
Le service RH peut confirmer le texte à jour et les règles internes de prise des jours. Cette vérification reste utile, car certaines conventions imposent une fenêtre précise, par exemple dans les 8 jours calendaires autour de l’événement ou dans les 15 jours ouvrés avant ou après. Pour aller plus loin, il faut croiser la convention, l’accord d’entreprise et les usages écrits de l’employeur.
Les jours pour décès d’un grand-parent sont-ils payés par l’employeur ?
Absence rémunérée et assimilée à du temps de travail effectif
Quand le congé existe, la règle générale est claire. Le congé pour décès n’entraîne aucune diminution de rémunération. Les synthèses officielles du Code du travail et de Service-public précisent que ces absences sont assimilées à du temps de travail effectif.
Cette protection vaut sans condition d’ancienneté pour les salariés du privé, y compris en CDD, en CDI et en apprentissage. Le stagiaire, en revanche, n’a pas ce droit automatique car il n’a pas le statut de salarié. Pour aller plus loin, il faut vérifier si le texte applicable accorde effectivement un congé pour les grands-parents.
Impact sur les congés payés et l’ancienneté
Un congé décès reconnu par la loi, la convention ou un accord interne ne se déduit pas du solde de congés payés. Il ne réduit pas non plus l’ancienneté retenue pour les droits du salarié, puisque la période est assimilée à du travail effectif.
Ce point évite une confusion fréquente avec une absence autorisée non rémunérée. Si l’employeur accorde un jour à titre de simple tolérance, sans base légale ou conventionnelle, le régime peut être différent. Il faut donc distinguer un droit opposable d’un aménagement gracieux. Pour aller plus loin, la preuve du fondement juridique reste le document central.
Comment demander un congé décès pour un grand-parent ?
Comment justifier l’absence : quels documents fournir à l’employeur ?
La demande gagne à être transmise par écrit, même si la loi n’impose pas un formalisme unique. L’employeur peut demander un justificatif, le plus souvent une copie de l’acte de décès ou un document équivalent. Plusieurs sources pratiques le rappellent, même si elles divergent sur le moment exact de remise.
Un écrit simple suffit généralement, avec les dates envisagées, le lien de parenté et la référence éventuelle à la convention collective. Ce cadrage limite les malentendus sur la durée et sur la paie. Pour aller plus loin, il faut conserver une copie de la demande et du justificatif transmis.
Quand prendre les jours : délai, date des obsèques et règles de l’entreprise
Le congé ne se prend pas forcément le jour exact du décès. Certaines conventions encadrent une période de prise autour de l’événement. La convention SSTI citée par Presanse vise le jour de l’événement ou les 8 jours calendaires qui le précèdent ou le suivent. Un avenant publié sur Legifrance mentionne jusqu’à 15 jours ouvrés avant ou après.
La date des obsèques, la distance géographique et l’organisation du service peuvent peser dans la demande concrète, mais ces éléments ne remplacent pas le texte applicable. En pratique, la convention collective et les règles internes d’entreprise fixent le cadre utile. Pour aller plus loin, il faut demander rapidement les dates afin d’éviter un désaccord sur le moment de prise.
Ma convention collective prévoit plus de jours que la loi : que faire ?
Quand la convention collective prévoit plus de jours que la loi, c’est la règle la plus favorable qui s’applique. Le droit légal reste un minimum. Pour le décès d’un grand-parent, cette logique compte particulièrement, puisque la loi n’accorde aucun jour mais que certains textes conventionnels accordent 2 jours.
Il faut alors signaler à l’employeur la référence exacte du texte, avec l’article concerné si possible. Un extrait de convention, une capture du texte sur Legifrance ou le résultat du simulateur officiel peuvent appuyer la demande. Si la paie ou le nombre de jours retenu ne correspond pas, un échange écrit avec le service RH permet souvent de corriger la situation. Pour aller plus loin, il faut formuler la demande sur la base du texte le plus favorable et vérifier la notion de jours ouvrables ou ouvrés.
Quel est le délai pour contester un refus de congé décès et quelles démarches engager ?
Les sources pratiques examinées rappellent qu’un refus d’un congé décès relevant d’un droit opposable peut être contesté devant le conseil de prud’hommes. Le point décisif consiste d’abord à établir l’existence du droit, ce qui suppose de produire la convention collective, l’accord d’entreprise ou tout document interne applicable.
Avant un contentieux, une démarche écrite reste utile. Un courrier ou un courriel récapitulant le fondement juridique, les dates demandées et le justificatif transmis constitue une base probatoire simple. Le service RH, les représentants du personnel ou un défenseur syndical peuvent aussi aider à relire le texte applicable. Pour aller plus loin, il faut conserver les échanges, le bulletin de paie mentionnant la convention et tout refus écrit.
Le point utile n’est donc pas seulement de connaître la loi, mais d’identifier rapidement le texte collectif réellement applicable. Cette vérification conditionne à la fois le nombre de jours, leur rémunération et le délai de prise. En cas d’écart entre la pratique de l’entreprise et la convention, les échanges écrits et les pièces justificatives deviennent les éléments les plus efficaces.





